Costa Rica – Le nord et les volcans

Costa Rica – Le nord et les volcans

Fin du jour 5 – Arrivée à La Fortuna

Après nous être enfoncés dans les montagnes et avoir parcouru de nombreux kilomètres de routes sinueuses (mais en très bon état), nous sommes arrivés de nuit dans un magnifique bungalow aux pieds du volcan Arenal.

Le soir nous sortons manger en ville une viande succulente et à notre retour nous nous jetons dans les sources chaudes volcaniques présentes à l’intérieur de l’enceinte de l’hôtel. Un bonheur à cette période où les touristes se font rares !

Jour 6 – Réveil au pied du volcan Arenal

En sortant du bungalow le matin, nous voilà face au majestueux volcan Arenal.

Comme dans de nombreux hôtels, nous mangeons face à une multitude d’oiseaux de toutes les couleurs attirés par les fleurs du jardin et les fruits plantés sur des branches d’arbre devant le restaurant.

L’idée du jour était d’aller parcourir les sentiers du parc du volcan Tenorio au nord ouest de La Fortuna à la rencontre du Rio Celeste, deux rivières qui se rencontrent et forment une eau de couleur bleu ciel.  Une illusion d’optique causée par des réactions chimiques résultant du mélange de gaz sulfuriques avec du carbonate de calcium provenant du volcan proche.

Toute cette longue introduction pour vous expliquer que finalement, à cause d’une douleur au mollet, nous avons dû nous rabattre sur des activités plus reposantes. Ce qui au final convenait parfaitement aux filles, fatiguées par les premiers jours intenses du voyage 🙂

Visite du parc Proyecto Asis

Après un copieux gallo pinto, nous partons donc pour un parc travaillant sur la ré-introduction d’animaux à la vie sauvage : Proyecto Asis. L’idée est simple, sauver les animaux « victimes » de l’être humain : blessés par une voiture, utilisé comme animal de compagnie puis abandonné, maltraité, etc…

Ne vous attendez pas à un parc animalier grandiose, ce n’est pas le but, mais c’est très éducatif pour les enfants et les adultes également. Certains animaux ne retourneront jamais à la vie sauvage car ils ont été trop habitués à l’homme ou blessés sans possibilité de guérir.

Notre chance, la fin de la saison des pluies, qui fait qu’à nouveau nous sommes seuls avec le guide qui prend donc le temps de tout nous expliquer en détail. Les enfants sont ravis et en même temps ils en apprennent malheureusement plus sur la bêtise humaine…

Pour les photos ce n’est pas l’idéal mais c’est important de pouvoir immortaliser le travail que font ces gens.

Lac Arenal

Dans l’après-midi nous partons explorer les abords du lac Arenal jusqu’à la ville de Nuevo Arenal.

Jour 7 – Départ pour Puerto Viejo de Sarapiqui

Après 2 jours passés à La Fortuna, nous partons en direction de l’est.

Don Olivo Chocolate Tour

Notre premier arrêt est une plantation de cacao. Nous arrivons à l’improviste. Un groupe de touriste est déjà sur place mais le propriétaire nous accueil chaleureusement et nous intègre dans la bonne humeur à la visite.

Nous commençons par la dégustation de fruits qui poussent dans la plantation à côté du cacao, des oranges au gout incomparable, du jus de canne pressé à la main, des bananes qui n’ont pas muries dans un conteneur sur un bateau.

Un vrai régal.

Puis nous partons pour un tour entre les cacaoyers, les orangers, les orchidées vanilles et les bananiers. Nous sommes entourés de toucans friands de bananes, et de cabosses qui brillent au soleil sous leur coque verte, bordeaux ou dorée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Catarata del Toro

L’après-midi nous nous rendons à  la Catarata del Toro, un endroit magique au coeur de la forêt tropicale aux abords du parc Juan Castro Blanco.

La tempête Nate a fait des dégâts et la descente vers la chute d’eau est parsemée d’embuches et d’éboulements mais les filles tiennent le coup (même si la petite m’explique avec force qu’elle en a marre des escaliers de papa !) et nous arrivons bientôt en face d’une superbe cascade enveloppée dans un voile de brume et accueillis par une pluie fine mais bien présente.

L’eau nous ruisselle dessus. Quelle bonne idée d’avoir apporté nos capes de pluie ! L’appareil est sous ma cape et il tient le coup, je ne peux pas descendre ici sans prendre de photos quand même 🙂

Heureusement que la finition de mon reflex est exemplaire, entre les embruns marins, le sable des plages du pacifique et l’humidité de la forêt tropicale, il déguste. Pensez tout de même au sachet plastique pour protéger votre appareil, c’est simple et efficace.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Après une remonté plus éprouvante que la descente tout en étant moins périlleuse, nous nous arrêtons au petit restaurant qui surplombe la cascade et son jardin luxuriant. Un écureuil nous rend visite au cours du repas et les colibris se prennent pour Top Gun en nous frôlant les oreilles.

Un pur régal de photographe :

Selva Verde Lodge

Après quelques heures de routes et de pistes serpentant parmi les plantations d’ananas, nous arrivons à notre prochaine halte dans la région de Sarapiqui.

Un lodge sentant le renfermé au coeur de la forêt tropicale. Pas le plus cosy mais franchement sympathique. Et en tout cas idéalement situé pour notre prochaine expérience, une rencontre avec les animaux nocturnes du Costa Rica !

Rendez-vous donc après le dîner à 19h pour 1h30 de petite randonnée dans le parc qui entoure le lodge. Ma grande fille m’accompagne, la petite étant trop fatiguée par notre journée découverte.

Première surprise, aux pieds des marches du restaurant, dans un bosquet qui sert de rond-point, un lézard de Jésus Christ dort paisiblement, la couleur de ses écailles se fondant dans la végétation. Heureusement notre guide à l’oeil (ou alors le lézard à l’habitude de dormir ici !).

Quelques pas plus loin, toujours dans l’enceinte de l’hôtel, nous nous attardons autour d’une petite marre et à force de tourner autour, nous rencontrons un des emblèmes du Costa Rica, la grenouille aux yeux rouges (Agalychnis callidryas).

Voir mon article prologue pour les détails sur la prise de vue. Sachez simplement que les conditions de lumière étaient difficiles en pleine nuit dans la forêt et que ma lampe frontale m’a bien aidé.

En poursuivant notre randonnée, nous tombons sur diverses espèces de grenouilles, de la plus petite du pays à la grenouille blue jean’s.

Nous rencontrons également le seul marsupial d’Amérique du Nord, l’opossum. Si vous avez la chance d’en croiser un un, j’espère que vous aurez sur vous un téléobjectif puissant, mon 150mm était comment dire… limite (regardez bien le centre de la photo et vous verrez sa petite tête dépasser de la grosse branche à 30m du sol) :

Quelques autres animaux et plantes croisées lors de notre ballade :

Jour 8 – Derniers instants à Sarapiqui et départ pour les Caraïbes

Le lendemain matin nous prenons notre petit-déjeuner sur la terrasse du restaurant, face à la forêt et à l’habituel plateau de fruits destiné aux oiseaux.

Après un défilé de petits oiseaux multicolores, voilà qu’arrivent les maîtres des lieux, les toucans ! Quel régal de manger face à ces animaux majestueux.

Alors que nous nous apprêtons à partir, je distingue un léger mouvement dans les branches au loin. Je descends l’escalier du restaurant en courant, je m’enfonce dans la forêt et me retrouve presque nez à nez avec un paresseux ! Le seul du parc d’après le gérant de l’hôtel que j’ai prévenu au passage et qui entraine quelques touristes à ma suite. La nuit d’avant nous avions passé un bon 1/4 d’heure à le chercher à la cime des arbres avant d’entrevoir une fugace silhouette. Et le voilà maintenant en face de nous, ou plutôt la voilà car c’est une femelle, perchée sur une branche juste au-dessus d’une belle termitière.

Joli cadeau juste avant notre départ pour les Caraïbes !

La suite au prochain article.

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